Charte Qualité Fleur

L'engagement des professionnels

La parole à ...

Louis Bonnet, fleuriste

La production nationale et même régionale : un argument de vente qui met le client en confiance !
Louis Bonnet
Louis Bonnet

A 61 ans, Louis Bonnet a gardé toute la fraîcheur de ses débuts, en 1967, quand il a ouvert son magasin dans le centre historique de Fréjus. Une fraîcheur qui est aussi celle des fleurs qu'il propose à une clientèle largement fidélisée et qui lui vaut d'être l'un des tout premiers fleuristes de la Côte d'Azur. Il nous retrace ici son parcours et l'évolution de son métier au cours de sa longue carrière.

Quand avez-vous démarré et quelle est votre formation ?
LB :   En 1967. Mes parents baignaient déjà dans ce milieu, ils étaient arboriculteurs, ce qui m'a donc amené à parfaire mon expérience horticole.

Quelle est la configuration de votre magasin et de l'équipe qui vous entoure ?
LB : Ma sœur, qui est mon aînée de quatorze ans, a toujours été à mes côtés, jusqu'à sa retraite, et ma compagne, Marie-Noëlle Auzely, qui est aussi mon associée dans l'entreprise, veille à la bonne marche du magasin. Nous sommes en tout six personnes à travailler sur le site de Fréjus. Le magasin représente une surface de 300 m2 : la moitié est dédiée à la vente et le reste aux réserves et à la chambre froide.

Quelle est votre clientèle : de quartier ou de passage ?

LB : Les deux, mais nous avons acquis en quarante ans une certaine réputation qui nous vaut la fidélité de bien de nos clients, y compris de nombreuses entreprises et institutions de la région qui se font livrer régulièrement des fleurs. Cela dit, cela ne nous empêche pas de nous remettre en cause en permanence et de coller aux tendances et de suivre les évolutions.

Justement, quelles tendances constatez-vous ?

LB : La valorisation de fleurs à forte personnalité et de végétaux travaillés avec des accessoires manufacturés ou confectionnés. J'ai par exemple connu une époque où le gerbéra n'existait pas alors qu'aujourd'hui il connaît un grand succès. On fait des bouquets plus dépouillés, au design plus minimaliste. La tendance actuelle est à  la vente du végétal et du contenant. Je reviens de New-York où ma fille est installée chez un grand fleuriste : j'ai ramené l'idée de travailler à partir des feuilles de maïs, ce qui correspond bien au mixage d'ingrédients et de matériaux actuels. 

Avez-vous constaté des évolutions dans l'art floral ?
LB : Oui bien sûr, grâce à la formation professionnelle qui a commencé, de manière organisée, il y a 20 ans environ.  Sous le nom d'ASFO-FLOR, initiative de la Fédération Nationale des Fleuristes, puis FLORIFROM sous l'égide de la FNFF (j'ai été président de la Fédération des Fleuristes pendant une quinzaine d'années). C'est un plus pour notre profession qui connaît encore un gros turn-over du fait des difficultés commerciales et des grandes disparités entre fleuristes.

Comment voyez-vous l'évolution de votre métier ?
LB : Ce que je fais avec d'autres fleuristes ne peut s'accomplir qu'à une échelle artisanale. D'ailleurs, en ce qui me concerne, je ne suis pas certain qu'un fleuriste prenne ma succession, y compris du fait de la flambée immobilière ici comme pour les bons emplacements dans tous les grandes villes.

Que pensez-vous de la Charte Qualité Fleurs ?
LB : C'est un outil à notre disposition, à nous de l'utiliser au mieux. Il faut que la promotion soit large pour que la Charte soit connue du public. C'est coûteux mais indispensable.

Que vous inspire la notion de qualité défendue par la Charte ?
LB : Un repère pour la clientèle avant tout, et une stimulation pour les professionnels compétents voulant se démarquer.

Que pensez-vous de la production française de fleurs coupées ?
LB : Certainement de très bon niveau mais elle souffre d'un mauvais système de distribution face à la logistique hollandaise qui est redoutable. Pour ce qui est de notre entreprise ici à Fréjus, elle est en zone très favorable puisque relativement proche du marché d'Hyères, ce qui nous permet d'offrir à nos clients des fleurs coupées de grande fraîcheur. Cette proximité est même un argument de vente qui plaît à la clientèle car elle le ressent comme une marque de qualité et c'est aussi un gage de confiance.

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Ce kit comprend :

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